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Comme le dit si bien Yves
Gosselin: "Les enfants décollent, le lecteur
également. Vol léger, joyeux, où nulle crainte de
l'écrasement ne vient poindre à l'horizon. Poésie chantante,
rieuse, par quoi le mot s'accomplit dans sa coulée, sans
fioriture ou poncif. A ce que tout lecteur attend recevoir
d'un être d'émotions, Les enfants décollent
répondent de leurs ailes."
Quant à Claude Beausoleil, ce
recueil est ludique et dégagé, où Daniel Roy vient proposer
sa vision du quotidien. Les mots sont ici des terrains de
jeu où le narrateur se promène avec une certaine
désinvolture,
"je suis un poète de l'instant magique/qui essaie de
simplifier/l'invisible mot." p.11. Ce recueil
inscrit à travers des textes brefs et simples une atmosphère
dont la qualité est un sens d'observation des détails. |