Publié aux Éditions Scions, 1998, 192 pages.
Illustrations couleur de l'artiste Francine Boivin
Description:
«Oeuvres incomplètes 1976-1979, de solide
architecture, c'est frais au dedans et raffiné au dehors, ça évoque et ça
raconte, jamais complexé.»
Rachel Lussier, La Tribune
«Chantre du quotidien, Roy donne le meilleur de lui-même
dans les vers simples où il observe, partagé entre amusement et
émerveillement, la vie qui passe et ces autres où il s'adresse sans artifice
à l'être cher.» Stanley Péan, Ici
Extrait:
POUR UNE PEAUÉSIE
Qui Vibre l’Aujourd'hui
On a trop longtemps isolé notre peauésie dans un domaine mystérieux, loin,
loin, loin de la réalité. Quelques initiés pouvaient la lire, la comprendre
et l’écrire.
Les poètes étaient, et le sont encore, considérés comme des gens bizarres,
frivoles, anormaux et compliqués. Mais y en a partout des poètes; y en a
même un qui respire au fond de toi.
La peauésie ne veut plus dormir dans les LITTES Intellectuels. Elle
s'éveille à la Vie, la Joie et l’Amour de l’Aujourd'hui. Cette énergie
jaillit de toute part. Il y a de plus en plus de créateurs simples, purs,
qui vivent en harmonie dans les alentours de la réalité quotidienne. La
peauésie n'est plus réservée à une classe en particulier Elle se simplifie,
se purifie, se clarifie et se politise à la Source des mots du Kébek.
Être poète, c'est s'émerveiller devant la naissance du Printemps inachevé
qui fleurit lentement dans les champs et les bois de Westbury, de
Saint-Claude, de Saint-Venant,
de Milan et de tous les beaux villages de notre grand Pays de Kébek. Il y a
plein de petits hommes, mangeurs de Soleil et de Ciel bleu, autour de vous
autres.
Cependant un grave problème se pose aux créateurs d'ici et d'ailleurs:
celui de l’Édition. Qu'arrive-t-il à l’écrivain qui a le goût de partager
ses idées et ses rêves ? Premièrement, il frappe à des portes où quelques
aveugles lisent son manuscrit. Deuxièmement, après des mois de réflexion,
l'on refuse ses écrits sous prétexte qu'ils ne sont pas bons, pas assez
scientifrics et rédigés dans un français qui n'est pas interne- National.
J’aimerais savoir de quel droit ils se permettent de critiquer,
d'analyser et de refuser de publier tous ces créateurs en puissance. Ainsi,
ils poussent beaucoup de monde à délaisser ce trésor inépuisable qu'est la
peauésie.
La seule issue pour les poètes qui se font rejeter par les Zéditeurs, est
de publier à compte d’auteur. Sortons l’Endedans pour qu'il vibre dès
maintenant l’Aujourd'hui.